.Douce Rancoeur de ce soir d'Octobre...
Lourde , légère , pleine de remord. J'avance difficilement. Je sais que , je me suis cherchée des excuses , je les cherche depuis le crépuscule. Mais face à toi , je n'ai su débiter aucuns mots , pas un son n'est sortie d'entre mes lèvres. Nous étions juste face à face. Alors , certes , la colère excédante m'a poussé à crier en silence toutes ces paroles insensées. Les ais-je pensées ? Au plus profond de moi , sûrement. Le doute nous fait perdre la tête , nous enivre , nous trompe. Les erreurs ne sont jamais constatables sur le moment même. Fière, têtue et inchangée , j'ai su défier ton regard provocateur. Peut être un peu trop , à ton goût. Ainsi , les larmes coulaient transparentes , et les sanglots inaudibles faisaient rage. Une guerre sans faille se déroulait dans mon esprit entre mon c½ur et ma raison. Mais toi , impassible , absent de toutes expressions , n'a même pas daigné me déshabiller de ton regard morne. Tu semblais comme mort. Sans âme. Indifférence , épargne moi. J'aurais eu beau frémir , vociférer , t'ébranler , m'anéantir , tu n'aurais pas levé un ½il dans ma direction : tu avais trop à perdre. Mes yeux , auxquels tu ne résistes , t'auraient envoûtés , et tu m'aurais encore une fois toléré mes faux pas. Une fois de trop , certainement. Nous nous serions , alors, distrait à maintes folies sexuelles, mais tout sa n'est que vanité.
Tu es en face de moi , imperturbable , et je deviens aliénée.
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